Une taxe sur les superprofits rejetée de peu par l’Assemblée

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Les débats auront été intenses dans l’hémicycle. Samedi 23 juillet, les députés ont rejeté de peu l’idée d’une taxe sur les « superprofits » des grands groupes d’énergie ou de transport de marchandises. Les amendements en ce sens venaient principalement de la Nupes, mais également du Rassemblement national. A 96 voix pour et 114 contre, les votes sur ces amendements ont été très serrés, d’après les informations du Figaro. Sacha Houlié et Caroline Janvier, ainsi que deux autres députés de la majorité présidentielle, se sont abstenus durant le vote. Les deux premiers avaient auparavant défendu l’idée de cette taxe. Un député du parti Horizons a même voté pour ces amendements. Réactions. L’opposition à l’Assemblée souhaitait une « taxe exceptionnelle de 25% sur les superprofits » des différentes entreprises d’énergie pétrolière ou gazière, de transport maritime, mais aussi des concessionnaires d’autoroutes. Le ministre de l’Economie, opposé à cette taxe, a salué les annonces de remises et de réductions faites par TotalEnergies et CMA CGM vendredi. « Oui, la pression de l’Assemblée nationale sur Total et sur CMA CGM a été efficace et je remercie tous les parlementaires, tous bancs confondus », a déclaré Bruno Le Maire, pour qui les gestes consentis par les deux groupes rendent « plus d’argent aux Français ». Des déclarations qui ont suscité de fortes réactions à gauche comme à droite. « Le peuple français est en train de souffrir quand Total est en train de se gaver », a asséné Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale. « Fut un temps, dans cet hémicycle au début de la IIIe République, où les grands patrons siégeaient directement pour défendre leurs intérêts, ça avait le mérite de la transparence, maintenant ils sont ministres », a lancé de son côté le député RN Jean-Philippe Tanguy, évoquant un « numéro indécent » entre « lobbying et la défense de la macronie ».

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