Racisme, sexisme, violence et harcèlement : bienvenue à la mairie de Paris – Episode 1

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

L’affaire du jeune Guillaume et de Maxime Cochard, conseiller municipal communiste, révéla l’ampleur et la perversité d’un vaste réseau « d’amis » de la mairie de Paris. Beaucoup y jouissent toujours d’une impunité déconcertante et d’une bienveillance bien organisée. « SOS Fonctionnaire victime », une association qui se charge de recueillir les témoignages de victimes de ces fonctionnaires pervers témoigne qu’ « ils sont connus pour leurs petites sorties, soirées entre garçons, partouzes… »

À propos de Guillaume Tran Tahnh, cet étudiant qui s’est suicidé après avoir déclaré avoir été violé à seulement 18 ans par Maxime Cochard et son compagnon Victor Laby – tous les deux militants PCF proches de Ian Brossat – l’association, contactée par L’Incorrect, raconte : « Le pauvre Guillaume était seul et jeune. Le couple se défend en parlant de ‘pique-nique avec des bougies’. Le gamin s’est sûrement senti obligé d’entrer dans leur lit parce qu’ils pouvaient l’aider. Deux ans plus tard, il a eu le sentiment d’avoir été violé. Tout de suite, ils ont porté plainte pour calomnie parce qu’ils en avaient les moyens. Ils l’ont poussé au suicide ». Une contre-attaque médiatique, juridique et symbolique qui avait tout l’air d’un coup de pression savamment orchestré, si l’on suit l’association.

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Mais il se pourrait que cette affaire ne soit que la partie émergée de l’iceberg. D’autres révélations mettent en lumière des pratiques et des méthodes de harcèlement, de sexisme mais aussi de racisme courantes chez certains employés de la mairie de Paris. La chape qui recouvrait tout cela commence à s’effriter au point de gêner dans les plus hautes sphère de l’Hôtel de Ville. Parmi les différentes affaires, un nom revient plusieurs fois, celui de Didier Conques.

L’homme se définit d’abord comme un « Béarnais ». Et il ne manque pas d’être folklorique. Ce fonctionnaire de 62 ans a gravi les échelons de la Poste puis de la mairie de Paris. Une ascension classique mais non dénuée d’éclaboussures : Conques a trempé dans de très nombreuses polémiques. Proche de la maire du XXe arrondissement Frédérique Calandra, et protégé d’Anne Hidalgo, cité dans de nombreuses affaires, il a semblé jusqu’à maintenant intouchable, comme s’il bénéficiait d’une protection particulière.

Revenons en arrière : pourtant bien installé à la mairie du XXe, Didier Conques a dû quitter son poste de Directeur Général des Services en 2019, démis de ses fonctions à la suite d’enquêtes internes et judiciaires sur sa gestion du personnel. Une gestion orchestrée « par la terreur et le racisme » selon le Comité justice et liberté pour tous (CJL), une association de défense des droits humains et des libertés publiques, qui révèle et compile une série d’accusations et de témoignages de ses anciens employés. Candidate de la France insoumise dans le XXe arrondissement aux dernières municipales, Danielle Simonnet avait relayé à quelques reprises au Conseil de Paris « plusieurs échos d’agents de la ville se plaignant de l’autoritarisme du DGS de la mairie, certains songeant même à entamer des démarches devant les tribunaux pour discrimination ». Mais qu’a donc bien pu faire Didier Conques ?

Une ascension classique mais non dénuée d’éclaboussures : Conques a trempé dans de très nombreuses polémiques.

Le racisme en commun

De nombreux employés et délégués syndicaux de la mairie du XXe rapportent des propos plutôt surréalistes tenus par le soutien et proche d’Anne Hidalgo. Ce petit homme fièrement de gauche est-il un grand raciste dans l’âme ? L’association de soutien aux fonctionnaires « SOS Fonctionnaire victime » a fait parvenir à L’Incorrect un ensemble hallucinant de témoignages d’employés : ainsi, alors qu’on célèbre le mariage d’une jeune femme blanche avec un homme noir, Didier Conques se serait fendu d’un « C’est contre-nature ». À propos des Roms : « Ils sentent fort ces gens-là », aurait-il déclaré avant de demander à des employés de « surveiller qu’ils ne volent rien » dans la salle des fêtes où ils célébraient aussi un mariage. Un employé est noir ? « Il a estimé qu’Abdou avait le profil d’un videur. Parce qu’il était noir et costaud », nous rapporte-t-on. Lorsque le CJL révèle ces propos, Didier Conques s’indigne simplement d’être « comparé au sénateur RN Stéphane Ravier », pourtant jamais condamné pour racisme et porte plainte contre l’association. […]

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