Procession catholique agressée à Nanterre : la partition dans l’indifférence

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Sur le Coran, je vais t’égorger ! Dans le pays du père Hamel et des Niçois tués pendant leur prière matinale dans la basilique, on comprend que la menace ait traumatisé les paroissiens de Nanterre qui processionnaient, ce 8 décembre, pour honorer la Sainte Vierge et qui ont été pris à partie, insultés et menacés par des jeunes de la cité voisine Pablo-Picasso.

Avant toute chose, les agresseurs protégeaient leur territoire : « Vous n’êtes pas chez vous » ; « Ce n’est pas une cathédrale, ici » ; « Kouffars »… – l’agression a d’ailleurs cessé lorsque les paroissiens ont quitté le lieu… Les processions mariales, qui ont rythmé la vie de ce pays pendant des siècles, ne peuvent plus se tenir sereinement partout en France.

Ces catholiques ont continué à prier, ajoutant même à leurs intentions l’âme de leurs agresseurs. C’est le génie absolu de cette religion d’Amour. Mais la société mérite aussi de protéger son Bien commun, à commencer par la sécurité de ses enfants. Or, trop habitués à cette violence quotidienne imposée impunément par de jeunes racailles islamisées qui trafiquent en bas des tours, certains paroissiens, qui vivent dans ou près de cette cité, ont été gagnés par le fatalisme. L’habitude, la crainte parfois ont poussé ces véritables victimes à la discrétion. Résultat d’une conquête réussie.

Le traitement médiatique n’étonnera malheureusement personne, l’intelligence s’y est habituée : si l’idéologie progressiste identifie la victime aux “dominants” occidentaux, l’indignation est discrète ; si l’agresseur est assimilé aux “dominés” issus d’une minorité, c’est encore pire.

L’habitude, la crainte parfois ont poussé ces véritables victimes à la discrétion. Résultat d’une conquête réussie.

Le renversement est évident : la religion chrétienne a dominé la vie européenne pendant des siècles – forgé son histoire, sa culture, ses mœurs et sa pensée. Nanterre raconte une histoire nouvelle : des chrétiens minoritaires ont été chassés d’un territoire français, menacés de mort au nom d’une religion historiquement étrangère. La domination a changé de mains.

Évidemment, une mosquée locale a condamné l’agression ; évidemment, de très nombreux musulmans ont dû être horrifiés – comme ils le sont à chaque attentat. Mais ce constat nécessaire ne doit pas empêcher de reconnaître l’évidence : le fond culturel de cette racaille agressive et délinquante est islamique, ses références culturelles et sa sémantique sont islamiques, jusque dans l’insulte et la menace. Le processus de réislamisation de jeunes Français issus de l’immigration transforme ces derniers en recrues islamistes potentielles. Le temps est venu de dépasser la peur des accusations de racisme ou d’islamophobie pour dire ce que nous voyons, condition nécessaire au traitement du mal et à la recherche vitale de la vérité : les catholiques français sont trop souvent ciblés, aujourd’hui par des musulmans, hier – et le plus souvent – par des antifas. Identifier la récurrence d’un problème n’est pas essentialiser des personnes ; interroger des dogmes ou critiquer une idéologie n’est pas insulter leurs adeptes.

La réalité conteste avec éclat l’idéologie progressiste : les chrétiens sont loin d’être dominants en France. Le concours victimaire est inutile mais le rétablissement des faits nécessaire : ils sont les croyants les plus persécutés dans le monde. Et les plus attaqués chez nous.

* Charlotte d’Ornellas est grand reporter à “Valeurs actuelles”.

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