Plan de relance, France 2030: des regains attendus pour l’industrie

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Plan de relance, plan d’investissement France 2030… le gouvernement a tenté de mettre le paquet en fléchant des fonds publics et privés vers l’industrie pour réindustrialiser l’Hexagone. A la clef, l’indépendance dans des secteurs stratégiques et l’emploi. « Chaque euro investi dans le plan rapportera 1,50 euro de richesses supplémentaires », avait promis le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, interrogé par Le Parisien. Depuis, silence radio. Strategy&, entité de conseil en stratégie de PwC, a décidé de faire le point, via une étude : « La renaissance industrielle en France à l’horizon 2030 », menée par Olivier Lluansi et Vladislava Iovkova, relèvent Les Echos. Résultat, leur scénario « de référence » retient un scénario plus ambitieux que celui du ministre. Soit 2,5 euros du secteur privé pour un euro investi. Un ratio calqué sur le plan hydrogène, ou le taux de subvention était de près de 25 %. Valeur ajoutée. Ainsi, on compterait environ 100 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2030, en regroupant les initiatives prises ces dernières années dans l’industrie (public et privé confondus). Plusieurs secteurs en seraient les principaux bénéficiaires : les puces électroniques, l’électrification (outil productif, mobilité), la pharmacie et l’économie circulaire. Conséquence : à horizon 2030, la valeur ajoutée de l’industrie pourrait augmenter de 70 milliards d’euros par an (hors inflation). La part de l’industrie manufacturière dans le PIB passerait alors à 12 %, contre 10,1 % en 2019. De quoi créer 431.000 emplois directs et indirects et réduire le déficit de la balance commerciale de près de 40 milliards d’euros. Las, Paris serait encore loin de la moyenne européenne (16 % du PIB pour l’industrie). D’autant que des difficultés sont à prévoir : notamment la pénurie de compétences et le manque de foncier. Pour le gouvernement, les jeux restent à faire pour transformer l’essai.

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