Monsieur cinéma de juin : Cocorico

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

C’est la guerre. Cette fois-ci, ce n’est pas Emmanuel Macron qui le dit mais les distributeurs en panique devant l’embouteillage monstre des sorties et les retours des Ricains après un an d’absence. Trop de films, trop de dettes et pas assez de salles, la loi du marché va régner en maître et cette salope de main invisible disparaitre tel un assureur au lendemain d’un incendie. Comme c’est la guerre, il faut choisir son camp. Ça sera la France, évidemment. Il ne faut pas être rancunier me diriez-vous, surtout après les pitoyables César 2021, les pleurnicheries indignes d’une profession bien plus perfusée d’argent public que toute autre et les postures indigéno-hystéro-féministes d’une partie de leurs têtes d’affiche.

Un jeune cinéaste à l’ambition autre que de mettre en boîte des crétins masqués n’existerait pas sans cette fameuse exception culturelle.

Mais il faut choisir. Parce que nous sommes trop chauvins et de mauvaise foi pour se comporter comme des Suisses mais surtout parce que cette « exception culturelle française » financée par nos deniers a rarement été aussi vraie qu’en cette réouverture. Ce mantra trop souvent montré du doigt par quelques amnésiques incapables de se souvenir que même Les Tontons Flingueurs ont touché des avances sur recette, à la différence de l’imbécile La Haine de Mathieu Kassovitz justement zappé pour le très beau Hussard sur le toit de Jean Paul Rappeneau sorti la même année. […]

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