Maths: même le niveau des «meilleurs» est en repli constant

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Une triple « alerte » sur le niveau des jeunes Français en maths. C’est le constat que dresse le comité de consultation (*) qui a remis son rapport sur « la place des mathématiques dans la voie générale du lycée » à Jean-Michel Blanquer fin mars. Il convient, selon les experts, de tirer la sonnette d’alarme à trois niveaux. D’abord sur leurs « résultats inquiétants » obtenus dans les classements internationaux. Mais aussi, sur les retours des enseignants du supérieur et du monde professionnel qui s’alarment de leur « maîtrise fragile de compétences mathématiques de base ». Et, inquiétude supplémentaire, sur les performances de ceux ayant pourtant suivi un cursus scientifique. Confirmée étude après étude, cette « baisse régulière du niveau depuis plus de 40 ans » est préoccupante. D’autant, souligne le rapport, qu’« aucune des différentes initiatives ou politiques nationales n’a pu l’enrayer ». Non seulement le niveau baisse, classe d’âge après classe d’âge, ce qui est « extrêmement inquiétant » mais ces résultats médiocres concernent aussi les sortants de terminale scientifique (ex-S qui comprenait 15 heures de sciences hebdomadaires, dont 6 de maths). « Ce double constat d’un niveau moyen et d’un niveau des “meilleurs” en repli constant et majeur est inacceptable et suppose la mise en place de mesures fortes », estiment les auteurs. « Queue du peloton ». Le déclin vient de loin. La réforme Blanquer a été nourrie par le rapport Villani-Torossian qui, en 2018, pointait déjà ces difficultés. Elle semble permettre de former des élèves de « très bon niveau ». Le choix des maths après la seconde est guidé « par une appétence pour les sciences », promesse d’une future élite mathématique. Mais les spécialistes prennent aussi soin de noter que les élèves français bénéficient du « volume horaire global qui est parmi les plus élevés de tous les pays de l’OCDE, quand la place de la France depuis quelques années est dans la queue du peloton ». De la maternelle à la fin de la seconde, les jeunes Français suivent 750 heures de maths dans leur cursus. D’où cette conclusion : « Le salut ne passe sans doute pas uniquement ou premièrement par le fait de proposer plus d’heures de mathématiques aux élèves, mais interroge aussi les programmes et les manières d’enseigner et d’évaluer. » (*) Composé notamment de proches de Jean-Michel Blanquer comme Stanislas Dehaene, Edouard Geffray, Jean-Charles Ringard, Pierre Mathiot ou Charles Torossian.

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