Liban : derrière la révolution WhatsApp, des problèmes structurels

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

« Thaoura », crient les Libanais dans la rue depuis jeudi 17octobre. Déclenchée par l’annonce impromptue d’une nouvelle taxe sur les appels via la messagerie WhatsApp, la révolte couvait en réalité depuis longtemps pour des raisons structurelles, estime Luciana Zanettacci, professeur de français à Beyrouth, qui insiste sur le caractère unitaire du mouvement dans un pays communautarisé.

Ce qui frappe au premier abord, c’est le décalage entre ce qu’exprime la population et ce que perçoit la classe politique de ce mécontentement. Ce sentiment se retrouve sous la plume de Joseph Bahout, chercheur du programme Canergie pour le Moyen-Orient dans le média Orient XXI qui évoque un « déni total [du gouvernement] par rapport à la gravité de la crise malgré l’ampleur du mouvement ». Un mouvement qui n’est d’ailleurs pas compris et traité superficiellement dans les médias français. La « révolution WhatsApp », comme elle a été nommée, ne semble pas intéressante puisqu’elle n’offre pas le sensationnalisme recherché en termes de morts et de violence, la « corruption » et la « crise économique » ne faisant plus réagir personne.

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