Lettre aux militants

Député des Alpes-Maritimes depuis 2007, président du conseil départemental des Alpes-Maritimes de 2008 à 2017 et questeur de l'Assemblée nationale depuis 2018.

Chers compagnons, chers militants,

Je tenais à vous écrire pour vous expliquer la décision qui a été la mienne face au contexte politique exceptionnel que nous traversons, car je n’ai jamais cessé de vous parler avec honnêteté et franchise.

La France et les Français souffrent. Nous le voyons chaque jour : violence dans la rue, explosion de l’insécurité, remise en cause de notre souveraineté, déclin de notre économie, naufrage de nos finances. Le désordre est à la fois dans la rue et dans nos comptes.

Depuis sept ans, l’immobilisme et l’impuissance du macronisme nous menaient à l’impasse. Depuis deux ans, la situation de majorité relative avait ajouté de dramatiques atermoiements à cette situation.

La France a besoin de clarté, d’action et de stabilité.

Par la dissolution de l’Assemblée, Emmanuel Macron a redonné la parole au peuple français. Je ne laisserai pas la parole du peuple être regardée de haut par les commentateurs habituels.

Ce n’est pas nous, mais les échecs d’Emmanuel Macron et les compromissions de la gauche, qui ont placé le Rassemblement national au niveau où il est aujourd’hui. Nous en prenons acte. À droite, il y a désormais l’espérance d’une alternance.

Voilà pourquoi j’ai pris mes responsabilités en annonçant une alliance avec tous ceux qui partagent les vraies valeurs de la droite française.

Depuis trop d’années, notre famille politique est paralysée par l’existence de courants internes contradictoires. D’aucuns auraient voulu gouverner avec M. Macron, d’aucuns auraient voulu gouverner avec M. Bardella. Depuis deux ans, l’existence de ces deux tendances nous a condamnés à être inaudibles.

Aujourd’hui, nous devons parler avec clarté.

M. Macron ne disposera jamais des forces suffisantes pour construire une majorité. Nous ne pouvons pas poursuivre sur le chemin, intolérable pour le pays, d’une majorité relative instable.

Et nous ne pouvons certainement pas abandonner le pays à la nouvelle « NUPES ». Pour moi, jamais les Insoumis – au cœur de cette alliance honteuse avec les autres partis de gauche – ne doivent gouverner le pays.

Je mesure les réticences soulevées par cette décision, elles sont la conséquence inéluctable de nos trop longues contradictions internes. Mais je mesure aussi l’espérance que cette décision fait naître dans le peuple de droite, que je sais – comme vous l’êtes – majoritairement favorable à cette union d’alternance, où nous ne perdrons ni notre âme ni notre identité, ni – surtout – l’avenir du pays.

Je mesure les réticences soulevées dans le microcosme politico-médiatique, mais je ne me suis pas engagé en politique pour renoncer à mes convictions. Je suis entré en politique pour porter la voix des Français de droite, et pour porter la voix des militants que vous êtes. Tel est le combat que je veux porter.

En 2022, vous m’avez élu à la présidence de notre famille politique pour incarner une opposition ferme à Emmanuel Macron. Je tiens cette ligne sans m’en détourner.

Ma conviction profonde a toujours été que la politique demande clarté, honnêteté et sincérité. Assez des circonvolutions, avançons !

Pour la France, j’ai besoin de votre confiance !

Cet article est paru en premier sureric-ciotti.com

A propos Eric CIOTTI 30 Articles
Président du parti LR Député des Alpes Maritimes

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