Les mangeurs de viandes rouges sont-ils machos ? Une étude l’affirme

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

En août dernier, Sandrine Rousseau a mis le feu aux poudres en qualifiant le barbecue de « symbole de virilité ». Des propos qui avaient notamment suscité moqueries et indignation. Mercredi 21 septembre, l’IFOP a dévoilé les résultats de son enquête menée sur le profil du consommateur de viande. Et les résultats relayés par Le Parisien sont pour le moins étonnants. En effet, l’étude assure que les hommes « très viandards » seraient davantage sexistes que les autres. Concrètement, 47% d’entre eux trouvent normal que les femmes fassent plus de tâches domestiques, contre 21% chez les hommes qui ne mangent pas quotidiennement de la viande.

Le profil du « viandard macho »

Si 18% des sondés estiment qu’un homme doit pouvoir être libre d’importuner une femme qui lui plaît, ce chiffre bondit à 38% chez les « très viandards ». 41% de cette catégorie pense aussi que « le travail d’un homme est de gagner de l’argent, celui d’une femme de s’occuper de la maison ». Mais qui sont alors ces « machos » mangeurs de viande ? Selon cette enquête IFOP menée auprès de 2 000 hommes, les « viandards sexistes » sont âgés de 25 à 49 ans, sont issus de classes populaires, votent aux extrêmes de l’échiquier politique et sont des croyants pratiquants. Une importante partie d’entre eux pratique la chasse ou la soutient au moins. François Kraus, directeur du pôle politique et actualité de l’Institut de sondage, souligne que parmi ces hommes dits « ultra-sexistes » se trouvent « des mascus des villes » – des jeunes de banlieues ayant une logique identitaire – et des « mascus des champs » – qui mêlent les idées de « patrimoine culinaire, de tradition, voire de nation ».

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