Législatives 2022: fin de la retraite à 65 ans, président minoritaire… Pluie de réactions après les résultats

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Le camp Macron n’est pas arrivé à obtenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale dimanche 19 juin, lors du second tour des élections législatives 2022. Au sein de la majorité présidentielle, plusieurs acteurs, a commencé par la Première ministre, ont commencé à tirer les conclusions de ce scrutin. « Ce vote, nous devons le respecter et en tirer les conséquences. En tant que force centrale dans cette nouvelle Assemblée, nous devons assumer une responsabilité particulière. Nous travaillerons dès demain à construire une majorité d’action », a promis Élisabeth Borne, assurant : « Avec le président de la République, nous allons œuvrer dans le dialogue, à l’écoute des Françaises et des Français et de toutes les forces vives, partout et dans tous les territoires. » De son côté, le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a lancé un appel dès dimanche soir, invitant chacun à prendre ses responsabilités afin que l’Assemblée nationale ne soit pas ingouvernable, à l’issue du second tour des élections législatives. « J’appelle au sens des responsabilités de chacun, il faut éviter le blocage », a-t-il déclaré sur France 2. Le gouvernement « composera avec tous ceux qui veulent faire avancer le pays », a de son côté fait savoir la porte-parole du gouvernement, Olivia Grégoire, sur France 2. Dans l’opposition, si Marine Le Pen s’est félicitée dimanche du fait que le Rassemblement national soit parvenu à faire d’Emmanuel Macron « un président minoritaire », à l’issu du second tour des élections législatives, le chef de file de la Nupes, Jean-Luc Mélenchon a estimé que la situation était « totalement inattendue, inouïe ». Lors de son allocution, il a déclaré que « la déroute du parti présidentiel est totale et aucune majorité ne se présente », ajoutant que « c’est au total, et avant tout, l’échec électoral de la macronie. C’est l’échec moral de ces gens qui donnaient des leçons à tout le monde sans arrêt ». « La retraite à 65 ans, ce soir [dimanche ndlr.], de mon point de vue, elle a sombré grâce à ce résultat », s’est, de son côté, félicité le député de la Nupes, Alexis Corbière, sur BFM TV. Sur Twitter, l’écologiste Yannick Jadot a de son côté estimé dimanche soir qu’il y avait « deux évidences : 1. la banalisation de l’extrême droite et les ambiguïtés sur les appels à voter contre leurs candidats sont une catastrophe ! 2. Le scrutin majoritaire est mort ! » Au micro de France Inter, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure a de son côté affirmé que « le pays n’est pas bloqué ». « Si le président Macron veut augmenter le SMIC à 1 500 euros, revaloriser les retraites, abandonner sa réforme à 65 ans, bloquer les prix des produits de première nécessité : nous sommes là ! » Et d’estimer que si « le RN rentre en force. LREM en porte la responsabilité. Alors que nous avons fait barrage à M. Le Pen, le discours hallucinant renvoyant dos à dos la gauche et l’extrême-droite, a brisé le front républicain. » Enfin, à droite, le président des Républicains, Christian Jacob a indiqué que LR resterait une force de l’opposition. « Nous sommes dans l’opposition et nous resterons dans l’opposition à Emmanuel Macron. » (Avec Reuters)

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