Le Rassemblement national veut désormais inscrire le droit à l’IVG dans la Constitution

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Un changement de cap radical. Lundi 21 novembre, Marine Le Pen a présenté un amendement à l’Assemblée nationale pour permettre l’inscription « dans le préambule de la Constitution [du] droit actuel concernant l’interruption volontaire de grossesse ». Comme l’a fait savoir RTL, cet amendement intervient à la suite de la proposition de loi sur l’IVG portée par la France insoumise, que les députés vont bientôt devoir examiner à l’Assemblée nationale. Le groupe RN a évoqué une proposition « équilibrée » prenant à la fois en compte la protection de l’avortement, mais aussi son encadrement notamment concernant les délais légaux.

Contrepied

Aujourd’hui, la loi Veil sur l’IVG est seulement inscrite dans le Code de la Santé Publique. L’amendement déposé par Marine Le Pen interroge, alors que la députée déclarait encore le 13 Novembre au Journal du dimanche qu’elle ne comprenait « pas bien à quel danger doit répondre cette demande de constitutionnalisation ». Mais alors que le Rassemblement national est souvent pointé du doigt pour son ambiguïté sur le sujet, cet amendement vient éclaircir ses positions. Véritable conviction ou stratégie politique ? Rien ne le dit, mais les débats menés prochainement dans l’hémicycle pourront peut-être en livrer un peu plus sur les intentions du parti.

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