L’Assemblée adopte le projet de loi pouvoir d’achat en première lecture

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L’Assemblée nationale a adopté en première lecture, dans la matinée du vendredi 22 juillet, le projet de loi sur le pouvoir d’achat, qui a donné lieu à des joutes entre la majorité et les différents groupes d’opposition de droite et de gauche. Le texte, en débat depuis lundi, a été adopté par 341 voix contre 116. L’article premier du texte triple la « prime Macron » – créée en 2019 après la crise des Gilets jaunes -, une prime exceptionnelle défiscalisée de 3 000 euros qui pourra être versée jusqu’à fin 2023 aux salariés dont le revenu équivaut à moins de trois fois le smic. Cette mesure était critiquée par les députés de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes), qui lui préféraient une hausse des salaires. Déconjugalisation. Parmi les autres mesures prévues par le texte figurent les revalorisations anticipées de 4% des pensions de retraite et des prestations sociales, une augmentation de 3,5% du traitement des agents publics, un chèque alimentaire de 100 euros avec 50 euros supplémentaires par enfant à charge, et la suppression de la redevance audiovisuelle. Le texte prévoit également la déconjugalisation de l’Allocation adulte handicapés (AAH). Cette aide, crée en 1975, compte 1,22 million de bénéficiaires dont quelque 270 000 en couple. Elle est attribuée sur critères médicaux aux personnes présentant un taux d’incapacité d’au moins 80% ou compris entre 50 et 79%. En effet, jusqu’à présent, les revenus du ou de la partenaire de la personne handicapée étaient pris en compte dans le calcul de l’AAH. Selon les associations, cela entraînait une situation de dépendance économique vis-à-vis du partenaire, puisqu’il suffisait que celui-ci ou celle-ci gagne à peine plus que le smic pour que l’AAH ne soit plus versée. Coût anticipé par le gouvernement de ce paquet de mesures : une vingtaine de milliards d’euros. Les députés doivent enchaîner avec le budget rectificatif pour 2022, qui en assure le financement. (Avec Reuters)

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