La France ne reçoit plus de gaz russe par gazoduc

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Cet article est paru en premier sur https://www.lopinion.fr/

https://beymedias.brightspotcdn.com/62/f8/ded9d2534c40adcc353c733cb85f/sipa-ap22654494-000040.jpg

Le débit est bien coupé. Vendredi 16 juin, GRTgaz, l’opérateur de la majeure partie du réseau de transport de gaz en France, a annoncé que les flux du gaz vers la France depuis l’Allemagne ont été interrompus depuis le 15 juin. Les approvisionnements en provenance de la Russie aux Européens – via le gazoduc Nord Stream 1 – se sont fortement réduits ces derniers jours. Près de 17 % du gaz consommé en France provient de Russie, principalement par gazoduc, via une connexion avec l’Allemagne. La réduction n’a pas été brutale. Au début 2022, selon GRTgaz, cité par BFM TV, ce point de passage ne fonctionnait qu’à 10 % de ses capacités. Hiver prochain. Pour autant, les importations de gaz liquéfié acheminé de Russie par navire méthanier se poursuivent, rapportent Les Echos. Il n’y aura pas de difficultés d’approvisionnement en gaz cet été, a assuré GRTgaz dans un communiqué. L’événement est symbolique : il illustre l’utilisation du gaz comme une arme par Moscou. Si le Kremlin se défend de ce type d’approche, évoquant des problèmes de maintenance, Mario Draghi, le président du Conseil italien, a accusé le régime : « En réalité, [les Russes] font un usage politique du gaz », a-t-il assuré jeudi 16 juin. Pour diversifier ses approvisionnements, la France a fortement parié sur le gaz naturel liquéfié (GNL). Si bien que l’Hexagone est devenu le premier importateur mondial de gaz de schiste américain. Les terminaux français sont proches de leur maximum technique, d’après GRTgaz. Faut-il craindre une situation de rupture pour l’hiver prochain ? Là encore, le gestionnaire du réseau se veut rassurant : les stocks français sont remplis à 56 %, contre 50 % d’habitude. (Avec Reuters)

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*