“J’ai essayé mais je n’y arrive plus” : Taha Bouhafs jette l’éponge pour les législatives

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

À peine trois jours après son investiture officielle, Taha Bouhafs abandonne. Le militant d’extrême-gauche, qui se revendique journaliste, était candidat aux élections législatives de juin prochain, à Vénissieux, dans le Rhône. Il avait été investi sous la bannière de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), menée par Jean-Luc Mélenchon, samedi 7 mai. Ce mardi 10 mai, Taha Bouhafs a annoncé dans un communiqué publié sur son compte Twitter qu’il jetait l’éponge : « J’ai été soutenu, pas assez pour tenir, mais assez pour être reconnaissant (…) Continuez à vous battre. Pour ma part, j’ai essayé mais je n’y arrive plus. »

« Je n’ai pas le droit d’exister politiquement »

Dans le même communiqué, celui qui a été condamné pour injures raciales a déploré encaisser « une tempête d’attaques sans précédent » à son encontre : « Tous les jours, une nouvelle calomnie, une nouvelle insulte, une nouvelle menace de mort, une nouvelle accusation. » Pour lui, il n’aurait « pas le droit d’exister politiquement », du moins « aux yeux de beaucoup ». Taha Bouhafs dit encore avoir « sous-estimé la puissance de ce système quand il veut vous broyer ». « J’aurais aimé tenir bon, j’aurais aimé vous rendre fiers. »

« Des campagnes de calomnie »

Ce matin, sur le plateau de France 2, Alexis Corbière a confirmé le retrait de Taha Bouhafs de la course aux législatives. Dans l’émission les 4 Vérités, le député La France insoumise (LFI) de Seine-Saint-Denis a déclaré : « C’est un grand constat d’échec, je prends acte de sa décision et je la respecte. » Alexis Corbière s’est montré peiné par cette nouvelle : « Ce qu’on veut faire, c’est que l’Assemblée nationale soit à l’image du peuple. Taha Bouhafs était l’exemple de ces milieux sociaux, loin de la politique, et qui s’engagent et qui ne sont pas toujours parfaits. »

Au micro de Sud Radio, ce mardi matin, Adrien Quatennens a également réagi à la nouvelle, qu’il a découverte à travers le communiqué de Taha Bouhafs. Le député LFI a indiqué prendre également « acte » de la décision du militant, avant de dénoncer des « campagnes de calomnie » à l’égard de Taha Bouhafs : « On peut s’inquiéter que des habitants des quartiers populaires, qui n’ont certes pas la parole calibrée, subissent des campagnes de calomnie. »

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