Histoire : et si la République était arrivée dans les fourgons de l’étranger ?

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Au XIXe, les premiers officiels d’Europe paraissent encore dans l’ordinaire de leur fonction, en uniforme militaire. La légitimité politique y était essentiellement guerrière. Aussi, brisait-on rarement son sabre sans  briser son sceptre. La France, alors modèle de nation conscrite aux yeux du monde, l’avait confirmé par trois fois . 1814, 1870, 1940… ces dates marquent une défaite militaire en même temps que la chute d’un régime politique. Leur souvenir est nécessairement équivoque et peut servir, selon l’humeur des dirigeants, de prétexte au deuil comme aux célébrations – même si une damnation unanime (et légitime) prévaut pour la plus tardive.

1814 et 1870 toutefois ne sont pas logées à la même enseigne mémorielle. La vulgate a statué sur Louis XVIII  : homme de paille revenu « dans les fourgons de l’étranger » au bénéfice de la terrible année 1814.  La mémoire nationale juge moins sévèrement la République de 1870. Elle doit pourtant moins à un élan qui lui serait propre qu’aux menées de l’étranger, circonstances extérieures de sa fondation ou à l’habileté des ennemis de la France. […]

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