Hades, ou le petit remplacement vidéoludique

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Alors qu’un grand cru vidéoludique 2020 s’achevait, un nom revenait sur toutes les lèvres des critiques et des joueurs les mieux informés : le dieu grec Hadès, sorti des Enfers par Supergiant Games. Véritable triomphe, le titre s’imposa comme la grande surprise de l’année. Il ira jusqu’à ravir le prix du meilleur jeu aux BAFTA britanniques, l’équivalent des Oscars. Hades propose d’incarner Zagreus, fils du dieu éponyme, qui tente de s’échapper des Enfers pour atteindre l’Olympe et réconcilier sa famille, éminemment conflictuelle. Au fil de son périple, il croisera la route de divinités, telles que Poséidon ou Hermès, et de héros, comme Achille ou Thésée. Si le titre mérite son succès critique, l’on ne peut pas en dire de même de sa représentation des personnages mythologiques.

Ainsi, dès les premières minutes du jeu, Zagreus rencontre une Athéna très particulière, puisque celle-ci a la peau noire. Elle ne sera pas la seule à diverger de l’imagerie standard du panthéon grec car on y trouvera, entre autres, un Dionysos indien, un Hermès venu d’Extrême-Orient, un Thésée au teint hâlé ou encore une Eurydice à coupe afro. Dans une interview (en anglais) au très woke Kotaku.com, le directeur créatif du jeu, Greg Kasavin, revient sur ce choix assumé, apparu, dit-il, dans une épiphanie : « On les désigne sous le nom de dieux grecs car ils étaient adorés en Grèce antique, non parce qu’ils étaient eux-mêmes ethniquement Grecs […] Zeus règne sur l’ensemble des cieux, pas seulement sur ceux de la Grèce ». […]

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