Guerre en Ukraine: Macron, Scholz et Draghi en visite à Kiev

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Ils sont partis de Pologne en train, direction Kiev. Le président de la République, qui préside encore le Conseil de l’Union européenne, le chancelier allemand, Olaf Scholz, et le président du Conseil italien, Mario Draghi, sont arrivés à Kiev, jeudi 16 juin au matin. « Nous portons un message d’unité », a assuré Emmanuel Macron à son arrivée à Kiev, rapporte BFM TV. Les trois hommes d’Etat doivent rencontrer le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, après un trajet d’une douzaine d’heures. Le chef de l’Etat roumain, Klaus Iohannis, doit se joindre à la délégation, précise Le Figaro. Des discussions cruciales doivent avoir lieu lors d’une réunion au sommet au palais Maryinsky, résidence d’apparat de la présidence ukrainienne. Un sommet européen doit en effet avoir lieu les 23 et 24 juin et la question de l’avenir européen de l’Ukraine se pose. « Nous voulons soutenir l’Ukraine dans son parcours européen », avait déjà précisé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, samedi 11 juin lors d’une visite à Kiev, rapporte L’Humanité. « Des décennies ». L’enjeu est de taille. Bruxelles et les Etats membres cherchant à répondre aux aspirations ukrainiennes tout en ne déstabilisant pas l’Union européenne. En mai, Emmanuel Macron avait indiqué qu’une éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’UE prendrait « des décennies », rappelle 20 Minutes. En sus de la guerre, le pays est miné par la corruption et des réformes politiques et économiques structurelles seraient nécessaires pour permettre une entrée dans la communauté européenne. D’autant que plusieurs pays attendent déjà. Sur la question de la guerre menée par la Russie qui ravage l’Ukraine, la France cherche toujours à emprunter une voie médiane. Paris se fait fort de ne pas avoir coupé le dialogue avec le Kremlin, dans l’espoir de faciliter une médiation diplomatique. Une posture critiquée par Kiev, qui avait mal perçu la sortie française sur la nécessité de ne pas « humilier » Moscou. La question du soutien militaire européen (livraisons d’armes, aide financière) pourrait également être au centre des discussions de ce jeudi, alors que l’offensive russe dans le Donbass bat son plein.

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