Face à l’inflation, la Fed accélère la remontée des taux

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La Réserve fédérale américaine (Fed) a tranché. Mercredi 15 juin, l’institution a relevé son principal taux d’intérêt de trois quarts de point pour tenter de reprendre le contrôle de l’inflation. Cette hausse de taux, la plus importante décidée par la banque centrale des Etats-Unis depuis 1994, intervient après la publication ces derniers jours de plusieurs indicateurs suggérant que la lutte contre l’inflation n’enregistre pour l’instant que de maigres progrès. « L’inflation reste élevée, reflétant des déséquilibres entre l’offre et la demande liés à la pandémie, à la hausse des prix de l’énergie et à des pressions plus larges sur les prix », a déclaré la Fed dans le communiqué publié à l’issue de deux jours de débats. La guerre en Ukraine et les politiques de confinement en Chine seraient à l’origine de tensions inflationnistes supplémentaires. Ralentissement. La hausse décidée mercredi porte l’objectif de taux des fonds fédéraux (« fed funds ») à 1,50 %-1,75 % et la médiane des prévisions des membres du Federal Open Market Committee (FOMC), le comité de politique monétaire de la Fed, donne désormais un taux à 3,4 % en fin d’année et à 3,8 % en 2023. Et ce, alors que leurs prévisions de mars le plaçaient à 1,9 % seulement en décembre de cette année. Jerome Powell, le président de la Fed, a précisé que le FOMC devrait « très probablement » choisir entre une hausse d’un demi-point ou de trois quarts de point lors de sa prochaine réunion, fin juillet. La Fed a aussi revu à la baisse ses prévisions économiques, disant tabler désormais sur un ralentissement de la croissance à 1,7 % cette année et sur un taux de chômage de 3,7 % en fin d’année puis de 4,1 % d’ici 2024, soit un niveau supérieur à celui que la banque centrale considère comme correspondant au plein emploi. « La Fed est disposée à laisser le taux de chômage augmenter et à prendre le risque d’une récession au titre des dommages collatéraux pour faire baisser l’inflation », a commenté Brian Jacobsen, stratège senior d’Allspring Global Investments. (Avec Reuters)

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