Europe de la défense : la France trop bonne trop conne

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Le concept d’Europe de la défense est un concept exclusivement français. Preuve en est, il n’existe aucune autre alliance de collaboration technique ou militaire dans l’Union européenne sinon celles que nous proposons. Pour marchander avec nos voisins et leur faire accepter cette collaboration militaire, France propose des financements ou des transferts de technologie dangereux pour notre savoir-faire et notre souveraineté. Dès lors, les partenariats militaires que nous entretenons avec nos alliés servent bien plus leurs intérêts que les nôtres.

Quand la France finance les porte-avions anglais

En 1987, quand commencent les chantiers du Charles de Gaulle, la France se lie à la Grande-Bretagne par une coopération de défense sur le développement de porte-avions. La France voulait se munir d’un seul appareil (le Charles de Gaulle), tandis que les Britanniques en désiraient deux. À l’époque, nos amis d’outre-manche ne maîtrisaient pas la technologie de la propulsion nucléaire telle que prévue dans le CdG : ils avaient donc tout intérêt à signer l’accord. La France se lance dans le partenariat. Mais puisque les Français ne construisent qu’un seul porte-avion contre deux pour la Grande-Bretagne, ces derniers nous demandent de compenser notre moindre investissement par la somme de 150 millions d’euros. DCNS, responsable français de la construction, rechigne, mais Chirac, alors locataire de Matignon et plus européen que tout le monde, accède à cette requête.

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En échange, les Britanniques transmettent les plans de leurs porte-avions. Problème : ces projets anglais ne correspondent absolument pas à nos besoins en matière de propulsion, d’armement et de capacité de déploiement. DCNS reçoit donc des plans inutilisables par la marine française, et doit continuer ses chantiers sans aide extérieure substantielle. Au final, la Grande-Bretagne profite joyeusement de la technologie française et de ses financements tandis que nous recevons en retour des plans inutiles. En 2014, la Cour des comptes a estimé à 214 millions d’euros le déficit français dans cette affaire. En somme, Chirac a payé pour transférer notre technologie de propulsion nucléaire outre-manche sans rien recevoir en retour.

L’Espagne vole notre technologie sous-marine

Au début des années 1970, l’Espagne et la France entament un partenariat sur la modernisation de leurs flottes de sous-marins. Alors que nous passions à la propulsion nucléaire, nos compères transpyrénéens ne savaient pas encore en construire eux-mêmes et étaient donc bien contents de voir naître notre alliance. L’armée française n’est pas emballée, mais le gouvernement impose cette nouvelle collaboration, et le projet Scorpène voit le jour. Voici, en gros, comment se déroule la construction des bâtiments : la France crée un premier morceau de sous-marins, puis l’envoie en Espagne qui ajoute ses modifications, pour avant de le renvoyer chez nous pour terminer l’ouvrage. Rapidement, l’armée française se rend compte que les Espagnols mettent deux fois plus de temps que nécessaire pour renvoyer les sous-marins. […]

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