Emmanuelle Wargon, mise en minorité mais confirmée à la Commission de régulation de l’énergie

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La macronie a bien fait de se mobiliser à tous les étages. Mercredi matin, l’ancienne ministre déléguée au Logement, Emmanuelle Wargon, a obtenu de justesse la confirmation de sa nomination à la tête de la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Les membres des commissions des affaires économiques de l’Assemblée et du Sénat ont validé la proposition d’Emmanuel Macron. 30 députés ont voté « pour », 28 « contre ». Au Sénat, le rapport est inverse : 13 « pour », 20 « contre ». Au total, la barre des trois cinquièmes de votes « contre » (55), qui aurait bloqué la nomination, n’est pas atteinte pour sept voix. Bien que minoritaire, Emmanuelle Wargon accède à la direction de la CRE. La majorité présidentielle connaissait le danger. Des parlementaires avaient alerté Matignon sur l’issue incertaine d’un vote à bulletin secret. En temps normal, l’opération se déroule sans suspense. Mais après avoir facilité l’adoption des premiers projets de loi du quinquennat, Les Républicains ont été tentés de rappeler qu’ils siégeaient dans l’opposition. Quant à la gauche et au Rassemblement national, leurs représentants ont sonné la charge. « Vous ne pouvez pas être experte et politique », a lancé le député RN, Jean-Philippe Tanguy. Le socialiste Philippe Brun, lui, a rappelé le tweet qu’Emmanuelle Wargon avait publié après sa défaite aux législatives, en juin : « Je continuerai à porter haut et fort le projet de la majorité présidentielle. » La question de l’indépendance de la CRE s’est retrouvée au centre des débats. Emmanuelle Wargon a promis qu’elle démissionnerait de son mandat de conseillère régionale d’Ile-de-France et de ses fonctions au sein du parti macroniste de centre gauche Territoires de progrès. Peut-être cela a-t-il suffi à faire basculer une poignée de sénateurs. Et pour permettre à l’ex-ministre de « tourner la page politique » de sa carrière, selon ses propres mots.

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