Dette publique: la mise en garde du gouverneur de la Banque de France face à la hausse des taux

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C’est une mise en garde. La remontée des taux d’intérêt renforce la nécessité de ramener la dette publique en France à un niveau inférieur à celui enregistré pendant la pandémie de COVID-19, a estimé mardi 10 mai le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. La France a massivement emprunté pour faire face aux conséquences de la pandémie de COVID-19 sur son économie, faisant passer le montant de sa dette publique d’un peu moins de 100% du produit intérieur brut (PIB) en 2019 à près de 113% fin 2021. La question de l’endettement publique « a été loin de dominer » la campagne présidentielle française en avril dernier, a déclaré François Villeroy de Galhau. Inflation. Le gouverneur de la Banque de France a déclaré lors d’une conférence du Haut Conseil des Finances Publiques que trop de Français considéraient que la dette « serait devenue sans limites et sans coût » après l’augmentation massive des dépenses pendant la pandémie et avec la perspective de plus en plus nette de hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE) face à l’envolée de l’inflation. « Notre Conseil des gouverneurs agira autant que nécessaire pour remplir notre mandat prioritaire de stabilité des prix; n’ayez aucun doute là-dessus », a déclaré François Villeroy de Galhau, également membre de la BCE. « Il est donc d’autant plus important pour les autorités budgétaires d’assurer la soutenabilité de la dette en contexte de hausse de taux », a-t-il ajouté. La Banque de France estime que chaque hausse de 1% des taux d’intérêt représente au bout de dix ans un coût supplémentaire de près de 40 milliards d’euros par an, soit quasiment le budget actuel de la Défense. Pour contribuer à ramener la dette publique sous 100% du PIB d’ici dix ans, François Villeroy de Galhau préconise une moindre augmentation des dépenses en volumes, à 0,5% par an contre plus de 1% observé au cours de la décennie précédente.

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