Contestable convention climat

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

La Convention Citoyenne pour le Climat (CCC) est très certainement l’un des plus intéressants et des plus inquiétants dévoiements de notre démocratie. Tout, de sa mise en place à la validation de ses choix, est en effet contestable. 

Contestable, d’abord, le but même de sa création. On se rappelle la revendication qui a couru tout au long des manifestations des Gilets jaunes, et à laquelle fameux « Grand débat » était censé donné une réponse : redonner la parole au peuple. Mais le Grand débat n’a été que le one-man-show d’un président survolté qui, pour éviter de répondre aux demandes de démocratie directe (instauration du référendum d’initiative citoyenne), a choisi de mettre en place une « convention citoyenne » limitée à la question de l’évolution climatique. Sans surprise, il s’agit du domaine dans lequel les lobbies progressistes, surfant sur la demande de « transition écologique » (le premier nom de la CCC), imposent des règles contraignantes aux individus en permettant la poursuite de cette croissance qui enrichit toujours plus certains. Ou comment passer de la demande de souveraineté populaire au greenwashing, soutenu ici par des « Gilets citoyens » emblématiques de la tentative de récupération du mouvement des Gilets jaunes par la gauche.

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Contestable ensuite le recrutement des membres de la CCC : on a parlé de retour à la démocratie athénienne par le tirage au sort, mais il n’en est rien. Sélectionnant d’une part sur le volontariat et d’autre part sur des critères  divers (âge, genre…), il s’agissait en fait de constituer un panel censément représentatif de la société française, comme pour un sondage. Un panel présenté parfois comme plus représentatif de la réalité de notre société que son parlement élu…

Contestable encore la structure de la CCC, dont le « Comité de gouvernance » fait la part belle au think-tanks de gauche (Terra nova, Fondation Jean Jaurès), aux Gilets citoyens et aux lobbies écologistes, à peine tempérés par les membres du CESE. Un Comité de gouvernance qui nommera sans contrôle les membres du « Groupe d’appui », chargé d’aider les membres à comprendre les impacts des mesures qu’ils envisagent, quand un « Comité légistique », toujours nommé par le Comité de gouvernance, est chargé de les mettre en forme. 

Contestable toujours l’encadrement de la réflexion des membres de la CCC, par les informations fournies initialement sur l’évolution climatique, par le choix d’intervenants, mais aussi, de manière plus discrète, par ces « animateurs des groupes » qui jouent un rôle essentiel dans la « démocratie participative », issus de cabinets spécialisés dont certains ont déjà travaillé pour la présidence. […]

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