Commission d’enquête : divergences de vue entre l’Elysée et des chercheurs sur le Rwanda

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Bisbille Les noms des membres de la commission devraient être annoncés vendredi matin par la présidence de la république

1 Commentaire

  1. Il paraît que cette commission ne comprend aucun historien, spécialiste du Rwanda. Si ceux qui ont été retenus ne connaissent rien sur le Rwanda ou ne connaissent le Rwanda que tel qu’il est décrit par les charognards internationaux opérant en France pour compte du régime Kagame, que vont-ils faire?
    Aussi, ce qui est étonnant, c’est qu’une comparaison est faite entre le génocide des Juifs et celui des arméniens avec le génocide dit des Tutsi, mot qui a été intégré pour la première fois dans les lois rwandaises en 2008. Or, au regard des faits, il n’y aucune comparaison possible. Enfin, les accusateurs de la France mettent curieusement au même niveau le gouvernement légal du Rwanda à l’époque des faits, reconnu par les lois rwandaises et le droit international et un groupe de bandes armées criminels et pillards issu de l’armée ougandaise sans existence juridique qu’est le FPR.
    Sur la comparaison entre le génocide dit desTutsi et la Shoa
    C’est insultant à l’endroit des victimes juives. Ce qui est étonnant, aucun des intellectuels français n’a dénoncé cet amalgame de mauvais goût et minable.
    Pour que les Français puissent sa faire une opinion sur le génocide dit des Tutsi et les accusations immondes contre la France, j’expose sommairement les faits par ordre chronologique. L’effectivité de ces faits est vérifiable.
    1/ Sous le régime Habyarimana, du 5 juillet 1973 au 02 avril 1992
    Les numéros deux du régime et du gouvernement étaient Tutsi à savoir Habimana Bonventure et Colonel Nsekalije Aloys.
    L’économie rwandaise était entre les mains desTutsi à plus de 80%. Ceux-ci qui n’étaient que simple boutiquiers ou marchants ambulants sont devenus des millionnaires grâce aux avantages fiscaux qui leur étaient accordés par le gouvernement, l’accès facile aux crédits bancaires garantis par l’Etat, accès prioritaire aux marchés publics alors qu’ils ne remplissaient aucune condition requise sans oublier la fraude fiscale tolérée par le gouvernement d’alors etc.
    Ce sont ces millionnaires voire milliardaires tutsi rwandais qui ont financé la guerre contre le gouvernement à qui ils devaient ce qu’ils étaient. Tel est le cas notamment de Rwigara Assinapol, père de la jeune femme Diane Rwigara qui a tenté de défier Kagame. Rwigara père a été assassiné par Kagame pour avoir refusé des rackettes sans fin dont il était l’objet de la part de Kagame et les siens et de Kajeguhakwa Valens, véritable auteur des fameux dix commandements attribués à Hassan Ngeze, un Hutu-Tutsi. Ces dix commandements sont le contraire du codes ésotérique rédigé par les Congolais Rwandophones dans les années 60 alors objet de chasse à l’homme de la part des Congolais : comment se faire accepter dans un environnement hostile.
    Sous le régime Habyarimana, aucun de ces financiers n’a été inquiété outre mesure alors qu’ils étaient notoirement connus comme tels. La question posée ici est la suivante : si Habyarimana était anti-Tutsi, pourquoi n’a-t-il pas d’abord liquidé ces Tutsi qui l’ont trahi, alors qu’il pouvait même le faire par la voie légale sans conséquence aucune ?
    La plus grande banque publique soit la Banque Rwandaise de Développement était dirigée par un Tutsi, Maharangali Augustin. Celui-ci- fut durant plusieurs années directeur général du commerce extérieur, une direction stratégique et enviée.
    Le ministre de l’Intérieur durant plusieurs années, Mugemana Jean- Marie était un Tutsi.
    Les meilleurs amis de Habyarimana étaient Tutsi, sachant que son confesseur Père Chrisologue Mahame était Tutsi.
    Certains ont disserté sur l’Akazu qui, selon eux, est une organisation de criminels à la tête de laquelle se trouvent la veuve Habyarimana et les membres de sa famille en particulier. Qui sont ces membres ? Un frère qui était au Canada et un cousin décédé dans l’attentat contre l’avion de son mari ?
    Il s’agit de fabulations colportées à grande échelle par des individus dépourvus de moralité et de la honte les plus élémentaires. Akazu est un slogan politique qui a été inventé par les membres du comité directeur du parti politique MDR dont Twagiramungu en 1992. Par ce slogan, ils croyaient pouvoir discréditer politiquement le Président Habyarimana et son parti MRND. Devant le TPIR, Twagiramungu Faustin a expliqué clairement la genèse de ce mot et pourquoi l’a-t-il inventé. Aujourd’hui, ce mot a été rayé du vocabulaire des juges du TPIR et des personnes de bon sens le plus élémentaire. Le constat macabre est que les juges français continuent à invoquer ce mot contre certains accusés Hutu. Les étudiants des facultés de droit en France le recopient moutonnement.
    Sur le mot « Hutu Power », il s’agit d’un mot inventé par les médias par le jeu de copier et coller des galimatias glanés dans les bistrots. Le mont connu des Rwandais est « HUTU PAWA » un slogan politique prononcé pour la première fois au Stade Nyamirambo en septembre 1993 par Karamira, un tutsi, membre du comité directeur de son parti MDR. Il l’a prononcé pour galvaniser la masse. Ce mot tire son origine à l’International Power Tutsi, organisation créée dans les années 70 par les Tutsi, exilés rwandais. Karamira a été publiquement exécuté sans jugement par le FPR. Sa tête avait été mise à prix même bien avant 94 pour avoir refusé d’intégrer ou de soutenir le FPR. Il était contre la prise du pouvoir par la force et de ce fait, pour le FPR, il était devenu ennemi à abattre.
    Le 01/10/1990, les Tutsi, regroupés au sein du FPR, organisation politico-militaire ont attaqué le Rwanda aux seules fins de s’emparer du pouvoir par la force et subséquemment mettre en place un nouveau régime et une nouvelle armée. Des milliers de Tutsi rwandais de l’intérieur et des pays voisins du Rwanda ont quitté les écoles, universités et leur travail pour s’enrôler massivement dans l’armée du FPR. Le FPR était appuyé par les USA, Royaume Uni, la Belgique, le Canada et l’Allemagne en particulier. C’est le Canada qui a payé toute la dette du FPR contractée auprès de la Banque Commerciale Ougandaise. Cette dette était de plusieurs millions de dollars. Ce fait est de notoriété publique.
    La France est intervenue au Rwanda conformément au droit international à savoir en application des accords de coopération militaire signés entre deux Etats souverains.
    Ce sont donc lesTutsi qui ont commencé la guerre et les massacres contre les Hutu et nullement l’inverse. Ce fait est sciemment gommé par les accusateurs de la France et les experts en génocide dit desTutsi, alors qu’il est capital pour savoir qui a fait quoi dans le drame rwandais.
    Le régime Habyarimana a définitivement pris fin le 2 avril 1992, date de nomination du nouveau premier ministre issu d’opposition, véritable chef de l’exécutif conformément aux articles 50 et suivants de la nouvelle constitution du 10 juin 1991 mise en place avec l’aide de la France.
    Sous le régime d’opposition-FPR : du 02/04/1992 au 06/04/1994
    Le Rwanda était sur les rails de la démocratie. Le Rwanda était dirigé par les Hutu et les Tutsi d’une part et le FPR d’autre part, le tout conformément aux articles 50 et suivants de la constitution ci-dessus indiquée.
    Le gouvernement d’opposition était un gouvernement légal. Pour éliminer le Président Habyarimana, l’opposition a cherché et trouvé un allié, le FPR par un pacte d’alliance signé à Bruxelles-Belgique le 2 juin 1992.
    Pour concrétiser leur alliance, le gouvernement d’opposition a confié la direction générale du service central de renseignement intérieur à un membre du FPR, Iyamuremye Augustin, opérant au sein du gouvernement pour le compte du FPR et sous l’autorité directe de Kagame. Ce service était les yeux et les oreilles du gouvernement. Par conséquent, Kagame était parfaitement informé de tout ce qui se passait au Rwanda, où il avait déjà conquis toute la partie Nord. Or, ce même Kagame qui savait nécessairement et en tout état de cause, ce qui se passait au Rwanda, sachant que sa profession initiale est l’Espion en Ouganda, n’a jamais évoqué l’implication de la France dans les massacres des Tutsi.
    La France a financé et parrainé les négociations entre l’opposition et son allié, FPR aux fins de mettre définitivement fin à la guerre et instaurer une démocratie réelle au Rwanda. La France a appuyé l’opposition-FPR contre le Président Habyarimana. Habyarimana n’était même pas informé par le gouvernement du déroulement de ces négociations.
    Les Tutsi ont déclenché la guerre non pas pour intégrer les nouvelles institutions démocratiques au Rwanda mais pour s’emparer du pouvoir par la force, mettre en place un nouveau régime et une nouvelle armée (entretien Kagame avec Charles Onyango-Obbo, du journal The Monitor Ougandais du vendredi 26 février au 2 mars 1993).
    Pour lui, les négociations étaient un moyen de connaître qui est qui et qui fait quoi au Rwanda dans lequel il n’avait jamais vécu au demeurant.
    Pendant qu’il négociait avec le gouvernement d’alors, pour optimiser les chances de réussite de son objectif, il a décapité l’opposition : assassinats de Gapyisi Emmanuel, Vice-président du parti MDR, présidentiable qui était contre la prise du pouvoir par la force, de Gatabazi, Ministre et secrétaire exécutif du parti PSD, opposé également à la prise du pouvoir par la force au Rwanda, Martin Bucyana, Président du CDR, anti-FPR et pour l’application stricte de la loi pour sanctionner les méfaits du FPR. Kagame a formé des brigades sur l’ensemble du Rwanda dont la mission était de poser les bombes dans les lieux publics et sur les routes et donc semer la terreur et le chaos dans le pays. Ces bombes ont fait des centaines de blessés et de morts (les témoins poseurs de bombes existent).
    Le 8 février 1993, il a déclenché une guerre généralisée dans la partie nord du Rwanda. Il a conquis toute la partie nord (Préfecture de Byumba et le Nord de Ruhengeli) et une partie de la préfecture de Kigali. Il s’est arrêté à trente kilomètre de Kigali. Il a nettoyé les parties conquises de leurs habitants. Le monde entier a vu plus d’un million de paysans rwandais chassés de leurs biens par Kagame et qui croupissaient dans des conditions infra-animales dans la partie sud et dans les faubourgs de Kigali avec des enfants souffrant de mal nutrition avancée. Le monde entier a vu les images des enfants en bas âges morts dans les bras de leurs mères mortes également, le tout dans l’indifférence totale des dirigeants rwandais d’alors. Ceux qui ont tenté de résister ont impitoyablement fusillé ou éventrés. Certains rescapés vivent en France. En raison de leurs cruautés, Kouchner Bernard, alors ministre français, lors de sa visite au Rwanda, après avoir vu les images édifiantes des morts et blessés, il a donné un nom aux bouchers : les KMERS NOIRS. Les Rwandais ne savaient même pas ce qui signifie ce mot.
    Le Ministre de la défense a demandé au gouvernement d’opposition de signer les documents pour l’achat d’armes pour assurer la défense du pays et partant assurer la sécurité des Rwandais contre les agissements du FPR. Le premier ministre et le ministre des finances, Rugenera Marc ont refusé. Lors de l’attaque de grande envergure du FPR en février 1993, la France a rejeté la demande du Rwanda quant au soutien logistique. Mais la même France vendait les armes au FPR via les armées burundaise et ougandaise. La banque payeur est la banque commerciale du Burundi. Les preuves existent. La France a formé les policiers ougandais qui étaient en réalité de jeunes recrus venu du Rwanda et de l’Ouganda, très majoritairement Tutsi. Après la formation, ils rejoignaient les unités du FPR opérant au Rwanda.
    Après la décapitation de l’opposition et le chaos crée à l’intérieur du pays, il restait deux obstacles majeurs à franchir : le président Habyarimana dont les tentatives d’assassinat avaient échoué d’une part et la présence de l’armée française au Rwanda d’autre part. Conseillé par les experts militaires britanniques, Kagame a agi graduellement. Alors qu’il avait passé au crible les points forts et les points faibles de ses alliés, à savoir les opposants à Habyarimana, il a subordonné sa signature de l’accord de paix d’Arusha au départ définitif des soldats français du Rwanda. Le premier ministre Nsengiyaremye Dismas qui est vautré au chaud en France s’est expressément engagé de faire partir les soldats français au plus tard fin décembre 1993. Le FPR a également écrit à la France pour dire que son exigence à savoir le départ des soldats français du Rwanda est indiscutable (les copies des lettres existent et donc nul ne peut infirmer ce fait).
    In fine, conformément au souhait du gouvernement rwandais d’alors et de Kagame, les soldats français ont quitté le Rwanda fin décembre 1993.
    Le dernier obstacle à lever était le président Habyarimana. Les Présidents Ougandais et Tanzanien ont invité le président Habyarimana pour un prétendu règlement du problème burundais après l’assassinat du Président Ndadaye par les soldats Tutsi, sachant que Kagame a participé à l’assassinat. Il était à Bujumbura à l’heure de l’assassinat avec une barbarie indescriptible.
    Ayant un sens aigu quant au respect de la parole donné, alors qu’il avait été informé du danger gravement encouru, le Président Habyarimana est quand-même répondu à l’invitation.
    A son retour, le 6 avril 1994, vers 20h32, son avion a été abattu. Aucun survivant dont trois citoyens français à savoir les membres d’équipage.
    Derrière l’avion du Président Habyarimana, il y avait un avion espion belge équipé de système anti missile et un autre plein de para-commandos ( voir rapport du Sénat Belge sur le Rwanda).
    Cet avion espion a nécessairement vu le lieu où les missiles ont été tirés.
    Dans les minutes qui ont suivi, des milliers d’éléments du FPR infiltrés dans la ville de Kigali sont entrés en action. Les éléments du bataillon du FPR logés à l’assemblée nationale sont sorties avec leurs armada d’armement lourd. Ce sont les soldats du FPR qui ont commencé canarder la Garde Présidentielle. Le commandant de celle-ci Mpiranya était à Kanombe à la recherche des morceaux des corps des victimes de l’attentat. Il est rentré précipitamment. C’est vers une heure du matin que la guerre entre la Garde Présidentielle et les éléments des forces spéciales du FPR infiltrés dans la ville de Kigali sous le commandement de Kayumba Nyamwasa et Rose Kabuye entre autres a commencé. Les combats étaient d’une rare intensité. Dans la partie sud, la brigade de la gendarmerie a été neutralisé à cent pour cent. Aucun survivant.
    Sauf quelques coopérants militaires français, moins nombreux que les coopérants militaires belges au surplus, il n’y avait aucun militaire français au Rwanda. Toute affirmation contraire est une spéculation ou un mensonge flagrant.
    Le 7 avril à 13h, des milliers de soldats du FPR et ougandais sont entrés en action contre les FAR. C’est le 7 avril 1994 que les massacres de masses contre les Tutsi ont commencé et non pas le 6 avril car la nouvelle de la mort du Président Rwandais a été annoncé plus tard dans la nuit.
    Le FPR avait établi une liste de hauts fonctionnaires à liquider car c’est une condition sine qua non pour prendre le pouvoir et l’exercer effectivement. Il avait déjà fait le nettoyage dans les parties conquises sans même épargner les enfants et les personnes âgées. Les noms de hauts fonctionnaires Hutu et Tutsi de second rang (ceux qui n’ont pas contribué à l’effort de guerre du FPR) et leurs familles, de toute tendances politique ou pas assassinés dans la nuit du 6 avril 1994, existent. Pour prendre le pouvoir par la force et l’exercer effectivement, Kagame devait décapiter la technostructure de l’Etat Rwandais. Même un idiot mongolien le comprend parfaitement.
    Le 8 avril 1994, sur ordre de Kagame, les soldats du FPR assassinés deux gendarmes français et l’épouse de l’eux, Adjudant-chef René Maïer, Alain Didot et Gilda Didot, née Lana. Le médecin belge qui a constaté les décès a établi de faux certificats de décès « mort par accident » alors qu’ils ont été éventrés et décapités. Un témoin existe. Il a eu la vie sauve parce qu’il était Tutsi.
    Le procureur de Paris n’a mené aucune enquête et les victimes ne sont même pas mentionnés dans l’ordonnance de soi communiqué du juge Bruguière parce que les dirigeants français ont fait du chantage et menaces contre les membres des familles des victimes pour les empêcher des saisir la justice par constitution de partie civile. Ce scandale inique n’a jamais été dénoncé par les médias français qui dissertant pourtant sur le génocide dit desTutsi.
    De même, aucun des politiciens français n’a dénoncé ce déni de justice scandaleux et incompréhensible dans un Etat de droit qu’est la France.
    Macron a reçu les prétendus représentants des rescapés du génocide dit des Tutsi mais il n’a jamais reçu les membres des familles des victimes françaises. Pour lui, les victimes Tutsi rwandais méritent plus de compassion et de justice que les victimes françaises. Et des millions de cadavres de Congolais à l’actif de Kagame, qu’avaient-ils fait pour mériter l’extermination massive de la part de celui-ci ? Une personne qui personne qui prétend avoir perdu les siens dans un génocide qui commet le génocide flagrant, c’est unique.
    Au regard de ces faits où est le rapport entre le génocide dit des Tutsi et la Shoa ? Où est la responsabilité de la France dans le génocide dit des Tutsi ?
    Que va faire cette commission créée par Macron ?
    Pourquoi Kagame n’ouvre-t-il pas les archives du FPR ?
    Il n’y a pas de problème entre le Rwanda et la France mais entre Kagame et la France. Les accusations grotesques de Kagame contre la France constituent une ingratitude totale à l’endroit de celle-ci qui a dépensé des millions de Francs pour intégrer le FPR dans le jeu politico-administratif rwandais alors qu’il était en déroute total. Il a ressuscité grâce à la France qui a fait du chantage contre le Président Habyarimana. Il devrait remercier la France au lieu de la vilipender. Ceux qui devraient la vilipender sont au contraire des Hutu. Ce sont les Hutu qui croupissent dans les prisons français sur demande Kagame et les assassins des Français viennent se balader en toute impunité en France, Macron leur donne les clés de l’OIF et reçoivent à l’Elysée les associations opérant en France pour leur compte.

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