César ou Dieu : une querelle de clochers ?

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Nous avons lu, ici et là, les demandes – pour ne pas dire « les revendications » –  concernant la messe, ainsi que la colère des fidèles tradis s’insurgeant contre l’interdiction qui leur était faite de communier dans la bouche. Loin de moi l’idée de les trouver excessives ! Car la messe est une « activité essentielle » qui profite à tous et l’Eucharistie, un pain de vie que le fidèle partage avec ses frères. Notre religion et la foi ne sont pas une vie intérieure ni une religiosité. C’est parce que la sensibilité y trouve sa part que le rituel de la messe est rigoureux, canonique : afin de soustraire l’acte liturgique qu’est la messe, ainsi que la célébration des sacrements, à la fantaisie de chacun.

Notre religion n’est pas « une religion de l’amour » fût-il l’amour augmenté cher à nos philosophes et nos économistes. Véritable révolution copernicienne, le christianisme est la Révélation de Dieu fait homme qui nous sauve par son Fils. Ce n’est pas rien. « Sauver » : ce verbe n’est plus guère employé dans les prêches. « Sacrifice » non plus : cela heurterait trop nos « sensibilités » et nous culpabiliserait. Qu’elle est grande, cette religion ! Parfois, à les entendre, je me demande si nos élites n’envient pas ceux qui la pratiquent ! Voyez mon mauvais esprit ! En tout cas, elle n’est pas fumeuse, sentimentale, évanescente, notre religion. Elle a un contenu dogmatique, elle use de symboles au sens fort du terme. C’est à dire de signes de reconnaissance entre deux réalités, infiniment éloignées l’une de l’autre – l’humain et le divin – qu’il rapproche pour en faire une réalité nouvelle. Donc, le rite qui « actualise » la présence eucharistique sous la forme traditionnelle qu’elle revêt dans la communion, sont à prendre avec infiniment de respect.

Cela dit, qu’il me soit permis de répondre à la lettre d’Olympia De Poortere, adressée récemment à l’Archevêque de Paris pour les propos malheureux qu’il a tenus sur les ondes de Radio Notre-Dame.

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