« Ça ne les intéresse pas » : plusieurs élus d’opposition accusent les maires écologistes de ne pas lutter contre l’insécurité

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Les élus écologistes rechigneraient-ils tout particulièrement à faire de la lutte contre l’insécurité l’un de leurs chevaux de bataille ? C’est ce que semblent craindre différents élus d’opposition, basés à Lyon, Bordeaux ou Grenoble. Trois métropoles très régulièrement confrontées à de nombreux faits-divers, et respectivement dirigées par les écologistes Grégory Doucet, Pierre Hurmic et Eric Piolle. Au micro de CNews, leurs opposants n’hésitent plus à les tenir pour responsables d’un tel phénomène.

« Grenoble est devenue la première ville de France pour les agressions violentes et les vols à la tire pour 1 000 habitants », s’emporte, par exemple, Alain Carignon, ancien maire de Grenoble et chef de file de l’opposition de droite dans la capitale iséroise. Selon lui, Eric Piolle aurait une lourde responsabilité : « Quand il est arrivé à la tête de la ville en 2014, il a déclaré qu’il ne voulait plus de caméras », se souvient celui qui fut également ministre de Jacques Chirac, ajoutant que son successeur a également « refusé l’armement de la police municipale ».

L’insécurité, un problème fondamental

Même constat à Bordeaux, où l’opposition de droite évoque même une augmentation de 20% des agressions depuis 2020. « Ce sujet de la sécurité, ça ne les intéresse pas. Ils ne veulent pas s’en saisir et c’est un vrai problème, parce que les Bordelais vivent dans une ville où l’insécurité est grandissante », tance Nicolas Pereira, conseiller municipal de Bordeaux. A Lyon, enfin, c’est l’ancien maire Gérard Collomb qui a pris la parole, après la récente agression de trois policiers à la Guillotière.

L’ex-ministre de l’Intérieur a affirmé ne plus reconnaître la ville qu’il a dirigée pendant plus de quinze ans : « La ville a balancé dans la délinquance et l’ultra-violence à partir du moment où le maire de Lyon n’a plus considéré que les problèmes de sécurité étaient des problèmes fondamentaux ». Un constat sans aucun doute largement partagé à Paris ou Marseille, où les écologistes sont souvent bien positionnés dans les coalitions de gauche aux affaires…

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*