Assemblée nationale : pourquoi le gouvernement a décidé de repousser la rentrée parlementaire

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Le 7 août prochain, si tout va bien, le Palais-Bourbon se videra pour au moins quelques semaines. C’est à cette date que doivent prendre fin les travaux parlementaires, avant le coup d’envoi de trois semaines de congés. Mais les députés ne se replongeront pas directement dans l’arène au 1er septembre. Selon Le Figaro, le gouvernement vient de repousser la reprise de l’examen des textes au 3 octobre prochain.

Bien sûr, ce n’est pas un mois de vacances en plus pour les députés et leurs collaborateurs. Dès le début du mois de septembre, les discussions reprendront de façon moins officielle. Objectif : travailler les textes en amont, négocier avec les groupes d’opposition et se rencontrer, afin d’arriver plus rapidement et sereinement à des « compromis ». La réforme de l’assurance-chômage, qui doit entrer en vigueur avant la fin du mois d’octobre, fait notamment partie des textes que le gouvernement espère préparer au cours de ce mois de septembre.

« Mieux co-construire la loi »

Il s’agit donc de « donner du temps à la concertation avec les parlementaires et les Français sur les textes de la rentrée », a détaillé le ministre chargé des relations avec le Parlement, Franck Riester, mardi 26 juillet. « En prenant le temps de discuter en amont, nous travaillerons mieux », a également ajouté Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, soulignant que « le Parlement sera au travail, en commission et sur le terrain en circonscription ».

Mine de rien, glisse Le Figaro, l’événement a son importance au Palais Bourbon, où étaient jusqu’à présent convoquées des sessions extraordinaires à chaque rentrée. Preuve, sans doute, que la Macronie a compris que l’époque avait changé : faute de majorité absolue, les discussions sont beaucoup plus âpres à l’Assemblée… et les défaites plus fréquentes au moment de voter. « Nous venons de voter des textes en urgence pour les Français, mais nous devrons à l’avenir mieux co-construire la loi », estime le député Philippe Vigier, vice-président du groupe Démocrate (MoDem).

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