Apparat : l’élégance et la grâce

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

C’était un dimanche soir mais le Trianon était complet, son stuc Belle-Époque accueillait un public branché d’âges divers, public d’initiés plutôt qu’agrégé par une mode, mais pour autant, ni froid ni cérébral, il montrait même une ferveur rare pour acclamer le groupe de l’artiste allemand, sans doute galvanisé par la beauté de l’arrière-saison et la délivrance des salles de concert. Il faut dire que le passage parisien d’Apparat avait été initialement prévu en juillet 2020 et qu’il avait déjà été reporté le 13 décembre dernier, l’attente était donc à son comble, l’excitation palpable.

La première partie, assurée par Alma Este, chauffa moins la salle qu’elle permit aux retardataires de s’installer dans une ambiance appropriée à la mélancolie des dimanches soirs. La jeune Parisienne, accompagnée d’un guitariste, interprétait ses mélopées élégiaques et minimalistes d’un air neurasthénique, immobile, vêtue comme en lendemain de cuite après une journée passée vautrée dans sa chambre, à demi absente, ce qui pouvait s’accorder en partie avec son propos musical mais s’avéra tout de même franchement chiant et témoignant d’une ignorance complète de l’enjeu d’une prestation scénique.…

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