Affaire Camus contre Moix : diffamez, il en restera toujours quelque chose

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Que les lumiéristes en peine se rassurent, les maximes de leurs maîtres ont toujours cours en France : « audaciter calomniare semper aliquid haeret », comme disait à peu près Francis Bacon.

Un étrange arrêt de la Cour de cassation a ainsi été rendu hier, et d’étrange manière, au sujet d’une affaire opposant l’écrivain Renaud Camus au chroniqueur télé Yann Moix. Le motif en était que celui-ci avait dit de celui-là dans l’émission télévisée de Laurent Ruquier « On n’est pas couché », diffusée le 3 juin 2017 sur la deuxième chaîne de service public : « C’est un écrivain […] assez antisémite ».

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Débouté en première instance, M. Camus avait gagné en appel et fait condamner Yann Moix pour diffamation. Mais la Cour de Cassation, présidée par M. Soulard, en a décidé autrement, fondant son raisonnement sur ceci « que constitue une diffamation, l’allégation ou l’imputation qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération d’une personne et se présente sous la forme d’une articulation précise de faits de nature à être, sans difficulté, l’objet d’une preuve et d’un débat contradictoire », et qu’en l’occurrence il n’y avait chez le chroniqueur télé aucun raisonnement, ni aucune preuve ni aucun débat – ce qui est particulièrement étonnant dans la France contemporaine […]

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