A Nice, un campement de Roms provoque des tensions entre Eric Ciotti et Christian Estrosi

Origine de l'article : PRESSE NUMERIQUE .

Meilleurs ennemis pour la vie. A Nice, le bras de fer idéologique se poursuit entre Eric Ciotti et Christian Estrosi. Comme l’a indiqué Le Figaro lundi 9 janvier, le député des Alpes-Maritimes et nouveau président LR a adressé un courrier au maire de Nice, dans lequel il dénonce l’installation d’un camp de Roms dans la ville. A travers quelques lignes, il explique qu’une « surveillance appropriée aurait peut-être permis d’éviter la réapparition de ce phénomène ». En effet, le camp installé tout près de la préfecture, sur les berges qui longent l’autoroute A8, n’est pas le premier à s’être installé à Nice. En septembre dernier, un autre avait été démantelé à l’ouest de la ville. « Quelques mois plus tard, un nouveau campement a vu le jour, à seulement quelques mètres du précédent », a déploré Eric Ciotti.

Incivilités

Selon le président LR, qui a également adressé ce courrier au préfet des Alpes-Maritimes, le maire de Nice n’a pas tiré de leçons du passé. Une lettre par ailleurs cosignée par Christelle D’Intorni, la députée LR de la 5e circonscription du département. Après avoir rappelé Christian Estrosi à son bon devoir, les deux signataires l’ont sommé de « mobiliser l’ensemble des moyens en (sa) possession afin de mettre un terme à cet état de fait qui n’est pas tolérable pour les Niçois » et ainsi de démanteler le camp. En effet, Eric Ciotti a détaillé une situation intenable pour les habitants résidants proches du campement se sentant « désemparés face aux incivilités liées à la présence de ces populations errantes ». « Tous les soirs des feux sont allumés pouvant provoquer des incendies et les conditions de salubrité causées par ces occupations illégales sont absolument inacceptables », insiste aussi le courrier. Des paroles qui n’ont évidemment pas plu à la mairie de Nice, faisant réagir Anthony Borré, le premier adjoint délégué à la Sécurité de la Ville. « Ils se mobilisent quand les parlementaires pour faciliter les procédures d’expulsion ? Et les conseillers départementaux sur la protection des enfants ? ». Des tacles directement à destination d’Eric Ciotti et de Christelle d’Intorni, qui ne manqueront pas d’alimenter les tensions entre les deux camps.

Cet article est paru en premier sur valeursactuelles.com

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